Les révolutionnaires de l’ombre

En effet, crises aidant, la solidarité et le partage redeviennent d’actualité, tandis que se dessinent de nouveaux modes de consommation et de production, plus respectueux de l’homme et de la nature. Chaque jour, ces femmes et ces hommes s’engouffrent dans les brèches laissées ouvertes par les échecs du libéralisme comme de l’État providence. L’économie, la politique, l’environnement, l’urbanisme, la culture… Aucun domaine n’échappe à ces révolutionnaires de l’ombre qui agissent par simple volonté d’améliorer leur vie et celle de leurs proches, souvent au-delà du clivage gauche/droite traditionnel.

La France de demain

Bien que nombreuses, ces initiatives sont mal connues du grand public car encore trop peu médiatisées. Pourtant l’attente est réelle. L’intérêt des lecteurs pour les articles, émissions et ouvrages traitant de ces alternatives crédibles en témoigne. Afin de pallier à ce manque, j’ai décidé de me lancer dans un tour de France des initiatives citoyennes et partir à la rencontre de ceux qui construisent aujourd’hui la France de demain.

Pendant ce tour de France, je vais observer des alternatives concrètes dans des domaines aussi variés que l’économie, l’écologie, l’éducation, la politique ou la culture. Au fil de mes reportages, des solutions alternatives au système actuel vont émerger. Ces projets ont pour point commun d’être locaux, concrets et reproductibles. Ils constituent des réponses à des problématiques qui nous touchent tous : le logement, l’alimentation, la santé, l’éducation.

Le but du projet

Des réponses concrètes

Le but de mon projet est de donner de la visibilité à ces alternatives. Elles essaiment un peu partout en France et sont portées par de nombreux collectifs (Colibris, villes en transition, réseau REPAS…), mais, malgré leur nombre chaque jour grandissant, ces initiatives ne sont pas réellement prises au sérieux. Quand les médias s’y intéressent, ils insistent souvent sur leur caractère particulier, original, mais ne les présentent jamais (ou rarement) comme des modèles adaptables ailleurs et amenés à se développer.

Pourtant, ces alternatives sont des réponses concrètes à la dégradation des conditions de vie, l’effritement du lien social et l’absence de maîtrise de nos productions et consommations.  Mon ambition est de montrer que ces initiatives, qu’il s’agisse de monnaies locales, d’Amap, d’espaces de gratuité ou d’entreprises coopératives, peuvent se développer et se généraliser, jusqu’à se substituer (du moins en partie) au modèle dominant.

« Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde »

Les expériences présentées sur ce site sont autant de pistes concrètes à explorer pour relocaliser l’économie, renforcer la démocratie, préserver notre environnement et favoriser le vivre-ensemble. Avec ce tour de France, je compte redonner espoir et envie d’agir à ceux qui me liront. Espoir d’autant plus réaliste que les solutions proposées n’impliquent pas qu’un quelconque parti politique les reprenne. Il suffit que les citoyens se convainquent eux-mêmes de leur capacité d’agir et fassent leur cet adage de Gandhi : « Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde ».

Pour mener à bien mon tour de France, j’ai identifié une trentaine d’initiative. Mais pour que l’aventure soit ouverte et participative, je tiendrai les internautes au courant de ma localisation (via ce site et les réseaux sociaux) afin qu’ils puissent me proposer une initiative en fonction de ma position.Ainsi, si je suis dans les environs de Bordeaux et que des personnes en Gironde attirent mon attention sur un projet alternatif, je pourrais m’y rendre.

Projet 100% collaboratif

Pour me déplacer, me loger, manger, je compterai sur l’économie du partage. J’utiliserai le covoiturage ou le stop, je dormirai chez les personnes rencontrés sur Couchsurfing ou au détour d’une rue, et je mettrai mes talents de cuisinier au service de ceux qui m’accueilleront. Ainsi mon projet sera 100% collaboratif et sera cohérent avec les initiatives que je compte observer. Je ne serai pas simplement un observateur passionné mais aussi un acteur, à mon niveau, de ces transformations invisibles de notre société.